Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 12:40

Près de trois quart des salariés disent souffrir au travail

Les troubles musculo-squelettiques touchent toujours davantage les salariés de l'industrie et du BTP.

«On aurait pu penser qu'avec la banalisation du travail de bureau, les troubles musculo-squelettiques (TMS) allaient décroître. Il n'en est rien», déplore Jean-Baptiste Obéniche, directeur général de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact). Cette maladie professionnelle qui affecte principalement les muscles, les tendons et les nerfs ne semble en effet pas près de disparaître. Ce sont même aujourd'hui sept salariés sur dix qui déclarent souffrir d'au moins un trouble musculo-squelettique lié à leurs conditions de travail, révèle un sondage récemment publié par l'Anact.

Plus précisément, plusieurs causes peuvent être à l'origine de ces troubles qui affectent parfois gravement la vie des salariés. Au côté de symptômes découverts il y une vingtaine d'années, liés aux gestes répétitifs effectués par exemple dans les usines, s'ajoutent depuis quelques années des douleurs liées à l'intensification des rythmes de travail. Le travail en urgence, en flux tendu, le sentiment d'être débordé, bref les risques psycho-sociaux ne manquent pas de se répercuter sur le corps des salariés. «Aujourd'hui, l'apparition de troubles musculo-squelettiques tels que le syndrome du canal carpien ou des maux de dos, est l'une des premières manifestations du stress au travail», explique Jean-Baptiste Obéniche. «Dans des conditions de travail optimales, ils ne devraient pas apparaître».

Les salariés du BTP, de l'industrie ou de la distribution demeurent cependant les plus touchés, car plus que les autres, ils sont susceptibles d'effectuer des gestes répétitifs, de prendre des postures inconfortables, de subir un poste de travail inadapté... La prévention, sur ces risques, a pourtant fait des progrès. La grande majorité des salariés sondés déclarent d'ailleurs bénéficier de mesures de protection de la part de leur entreprise. «On travaille mieux sur la prévention qu'avant, confirme Jean-Baptiste Obéniche, même si les entreprises manquent encore de constance dans l'effort. En particulier, les TMS liés aux risques psycho-sociaux nécessitent une action qui se prolonge dans le temps. D'autant plus que leur cause n'est jamais unique, comme peut l'être un poste de travail mal adapté, et s'avère donc plus difficilement identifiable».

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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:22

TMS : plus de sept salariés sur dix déclarent ressentir au moins une douleur

A l’occasion de la 7e « Semaine pour la Qualité de Vie au Travail », le Réseau ANACT pour l’amélioration des conditions de travail a réalisé, avec l’institut CSA, un sondage* auprès des salariés sur leur perception des troubles musculosquelettiques (TMS). Une enquête qui montre que plus de sept salariés sur dix déclarent ressentir au moins une douleur associée aux TMS. Détails.



TMS : un terme connu 
L’appellation troubles musculosquelettiques (TMS) est connue par une majorité de salariés (55%) mais seulement un tiers (35%) déclare savoir précisément ce qu’elle recouvre. 

Les salariés semblent fortement exposés aux TMS 
Plus de sept salariés sur dix déclarent ressentir au moins une douleur associée aux TMS (72%). La localisation des principales zones d’affection se situe au dos (50%) puis à l’épaule et à la nuque (45%). Les autres zones du corps touchées par les TMS sont le poignet (25%), le genou (17%) et le coude (16%). 

Les salariés ne semblent pas tous égaux face aux TMS 
Tous les secteurs d’activités et toutes les catégories socio professionnelles sont touchés. Mais on constate que les plus exposés à ces douleurs sont les ouvriers, les salariés des secteurs du BTP ou de l’industrie/énergie ainsi que les salariés ayant plus de vingt ans d’ancienneté. Les TMS constituent un véritable désagrément pour une partie des salariés concernés, tant au niveau de l’intensité (22% déclarent insupportables/fortes) que de la gêne occasionnée (65% déclarent qu’elles les gênent beaucoup/un peu). 

Un lien évident entre les douleurs ressenties et les conditions de travail 
L’entreprise et le cadre de travail sont pointés du doigt par une grande partie des salariés qui souffrent de ces troubles. Plus des trois-quarts des salariés attribuent les TMS à l’exercice de leur métier (dont 25% totalement et 52% en partie). Les ouvriers, les salariés de PME et les salariés ayant plus de vingt ans d’ancienneté attribuent encore davantage leur TMS à l’entreprise. 

La quasi totalité des salariés (96%) est exposée à « au moins un » risque organisationnel ou biomécanique 
Plus précisément, 87% se déclarent confrontés à « au moins un risque organisationnel » : le travail dans l’urgence (74% des salariés s’y déclarent confrontés), le sentiment d’être débordé (58%), les aléas, incidents ou dysfonctionnement (50%) sont les principaux déterminants mis en avant sur l’aspect organisationnel. De plus, 73% des salariés estiment être soumis à « au moins un risque biomécanique » : position statique (40%), répétitivité des gestes (39%), minutie et précision des gestes (33%), efforts physiques (32%) ou postures inconfortables (31%). 

La très grande majorité des salariés a le sentiment de bénéficier de facteurs protecteurs (autonomie, soutien, liberté) à l’apparition de TMS 
91% des salariés déclarent qu’ils disposent d’une certaine autonomie dans l’organisation de leur travail, 83% qu’ils ont les moyens de faire un travail de qualité. 80% des salariés interrogés estiment qu’ils ont reçu la formation suffisante pour faire leur travail, 80% également que leur poste de travail leur autorise une grande liberté de mouvement, 79% qu’ils peuvent compter sur le soutien de leurs collègues en cas de difficulté. Toutefois, moins des 2/3 des salariés (63%) déclarent pouvoir bénéficier d’un soutien de leur hiérarchie. 

Les salariés en parlent principalement à leur médecin traitant 
Les TMS sont un sujet qui semble encore difficile à aborder dans la sphère professionnelle, peut-être parce qu’il constitue un aveu de faiblesse de la part du salarié, celui-ci est peu enclin à l’évoquer avec son supérieur hiérarchique (30%), les représentants du personnel (19%) ou les responsables des ressources humaines (14%). Le salarié choisit d’abord son médecin traitant pour en discuter (81%) et, dans une moindre mesure, le médecin du travail (62%) et les collègues (62%), ces derniers assurent avant tout un rôle d’écoute. 

Face à ce problème de TMS, les salariés s’adaptent 
Les salariés semblent être contraints de s’adapter sans autre issue que de mettre en danger leur santé. En effet, une majorité de salariés (52%) a eu à faire face à des conséquences de ces douleurs, certains se retrouvant « en arrêt de travail » (32%) ou pire encore « quittant leur emploi » (6%), « engageant une reconversion professionnelle » (8%). Les solutions intermédiaires constituent encore l’exception à la règle « votre poste a été aménagé » (17%), « l’organisation de votre travail a été modifiée » (15%). 

Les actions de prévention sont encore minoritaires et perçues comme plutôt efficaces 
Des actions de prévention des TMS sont observées dans certaines entreprises mais elles sont encore minoritaires (43%) et perçues par les salariés comme étant d’une efficacité relative (68% efficaces dont 57% assez efficaces et 11% très efficaces). Pourtant les salariés faisant partie d’entreprises qui mènent des actions de prévention mettent en avant des actions diverses de la formation (72%) et la sensibilisation des salariés (67%) au changement d’organisation (55%). Le fait de solliciter un expert des TMS est moins pratiqué (40%). 

Quant aux salariés d’entreprises n’ayant pas d’actions de prévention des TMS, ils manifestent de nombreuses attentes 
Certaines de leurs attentes rejoignent les actions menées dans les entreprises « sensibilisation des salariés » (88%) et « formation » (83%). D’autres attentes en revanche sont en décalage par rapport aux pratiques des entreprises, comme « faire participer les salariés à l’analyse et à la recherche de solutions pour prévenir les TMS » (83%), « renforcer les équipes en cas de surcharge de travail » (81%), « le fait de résoudre rapidement les problèmes de fonctionnement » (80%) ou encore « faire appel à des experts de la question » (70%). 

*1.000 salariés ont été interrogés par téléphone à leur domicile. L’échantillon est représentatif des salariés français actifs occupés de 18 ans et plus (quotas de sexe, âge et catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a été réalisée du 29 mars au 3 avril 2010.

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 17:13

La verticalité est l’avenir de l’homme

« Toujours plus haut ! » : l’homme est par nature porté à s’élever. D’abord singe à quatre pattes, il s’est ensuite érigé sur ces deux jambes, en impulsant par cette évolution la marche du progrès technique. Car l’homo erectus est aussi l’homo faber, qui, à demi libéré de l’apesanteur, peut utiliser ses membres supérieurs pour fabriquer des outils toujours plus performants. Pourtant, la stature debout n’a pas toujours conservé cette noblesse originelle. L’homme civilisé l’a relégué à la servitude, et l’esclave au garde-à-vous s’est mis à envier l’assise du souverain sur son trône, symbole de pouvoir et de privilèges. Ne pas avoir à lever même le doigt pour satisfaire ses désirs est probablement le comble du confort. Obtenir de travailler assis a été une grande victoire pour les ouvriers et les employés du secteur tertiaire, quand en France au début du siècle, « la loi des sièges » établie par la réglementation du travail en a fait un droit.

 



 

Stop au sitting

Pourtant aujourd’hui la tendance pourrait à nouveau s’inverser. Les salariés des pays Scandinaves, Danemark et Finlande en tête, seraient de plus en plus nombreux à contester la position assise et à préférer travailler debout. Les bureaux réglables en hauteur font fureur dans tous les secteurs (près de 8 bureaux sur 10 au Danemark), et permettent ainsi d’alterner la position assise et la position debout, en fonction des dispositions physiques du travailleur en proie à diverses fatigues, gênes ou douleurs liées à une posture prolongée. Brandie par ses adeptes pour son efficacité contre les TMS (troubles musculo-squelettiques) liés à une assise prolongée, la position debout permet d’éviter les mauvaises tenues grâce à une répartition équilibrée du poids du corps sur les deux jambes. Elle évite aussi les problèmes liés à une mauvaise circulation sanguine ainsi que les douleurs fréquentes au poignet, à l'épaule ou au coude et notamment «le syndrome du canal carpien» qui comprime le nerf commandant les trois premiers doigts de la main. Pourtant, cette position verticale à des limites. A l’inverse de l’assise, elle n’est pas une position de repos, et génère très vite de la fatigue et à la longue des douleurs dans les jambes, qui conduisent au trépignement et au déhanchement, et nuisent à la concentration. En fait, d'après les ergothérapeutes, un être humain ne doit pas rester dans une position statique sur une durée prolongée. Les organismes de santé préconisent d'alterner entre deux et quatre positions par heure et de bouger toutes les 90 minutes environ. Travailler debout est donc une alternative à la position assise, mais pas une solution miracle.

 

Assis-debout : une position à cheval

Alors, assis ou debout ? Si les mobiliers de bureaux réglables qui se développent de plus en plus offrent la possibilité de l’alternance, une solution intermédiaire commence aussi à être adoptée : la position « assis-debout ». Cette posture est un compromis entre une position de repos et une position d’activité, puisqu’il s’agit de faire reposer seulement les fessiers appuyés sur un siège en hauteur ressemblant à un tabouret de bar incliné. Dans la position assis-debout le poids du corps est réparti sur les pieds et le bassin, et les courbures du dos sont respectées. En outre, la position assis-debout permet le passage sans effort à la position debout. Position dynamique, elle assure une bonne mobilité des membres supérieurs et permet d’utiliser une grande zone d’atteinte. Toutefois, si la posture est maintenue longtemps, les membres inférieurs subissent les premières conséquences avec essentiellement des troubles circulatoires et une fatigue musculaire. Les douleurs lombaires et les tensions musculaires des épaules et du dos apparaissent d’autant plus vite que les efforts des membres supérieurs sont répétitifs. En fait, quelque soit la position, l’immobilité génère des astreintes musculaires coûteuses pour l’organisme. Les contractions statiques liées à l’absence de mouvement sont  plus pénibles que les contractions dynamiques effectuées dans les gestes. Par conséquent, pour lutter contre ces effets négatifs, le corps humain a besoin d’être mobilisé. La position idéale, c’est le mouvement !

On se lève tous pour le travail 

L’attitude « debout au travail » est une tendance qui gagne du terrain en France. Le 18 mai dernier, la conférence de presse d’ORGATEC annonçait une hausse des ventes des stations de travail debout de plus de 19%. Mode ou véritable révolution ? Pour ORGATEC, ce changement dans nos modes de travail pourrait être lié à la crise que nous subissons. Certes, dans ce contexte de morosité et de chômage, l’activité est recherchée et valorisée. Se lever pourrait être perçu par les psychologues comme un comportement volontariste et contestataire, ou encore comme la manifestation d’une résistance et la démonstration d’une force. Être debout peut apparaître comme la conséquence logique des transformations de l’organisation du travail. En effet, un travailleur debout est plus adaptable, réactif, apte à développer la polyvalence et à passer d’une tâche à l’autre rapidement comme il le lui est de plus en plus demandé. De plus, travailler debout serait favorable au travail d’équipe, car tout le monde peut circuler librement autour du plan de travail. Les philosophes grecs à l’école d’Aristote avaient repérés aussi les vertus de la marche pour la cogitation. Des recherches scientifiques ont montré que la créativité requiert l’épreuve des trois dimensions, et que la position debout est plus propice à nous faire expérimenter l’espace que la position assise plus encline à l’immobilisme et à la passivité. Être debout, c’est être actif, libre et maître de ses mouvements, et cette posture dynamique pourrait favoriser la prise d’initiative, la créativité et la motivation au travail.

Le monde du travail serait-il en train de s’émanciper de l’héritage cartésien, en réconciliant enfin le corps et l’esprit ?  Car le travail intellectuel est aussi un travail incarné, et être dans de bonnes dispositions physiques, c’est favoriser l’élaboration conceptuelle.

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 08:30

 

 

Le fabricant de films encrés pour la technologie de transfert thermique Armor a mis en place avec succès un plan pour réduire les accidents du travail et concevoir des produits sans impact sur l’environnement.

Armor : Priorité à la sécurité au travail et à l'environnement

Le 22 avril 2010 par Carole Lembezat

Absorption. Les panneaux de couleur au plafond de l’atelier de découpe permettent de réduire les nuisances sonores.
Absorption. Les panneaux de couleur au plafond de l’atelier de découpe permettent de réduire les nuisances sonores.
© Pascal Guittet/« l’usine nouvelle »
 

Le fabricant de films encrés pour la technologie de transfert thermique Armor a mis en place avec succès un plan pour réduire les accidents du travail et concevoir des produits sans impact sur l’environnement.

Armor

> Localisation : La Chevrolière (Loire- Atlantique)
> Activité : Fabrication de films encrés et de consommables d’impression dédiés à la technologie de transfert thermique
> Chiffre d’affaires 2009 : 94 millions d’euros
> Effectif 460 personnes





Réduction des nuisances sonores, prévention des troubles musculosquelettiques (TMS), des risques psycho-sociaux, réduction de l’impact environnemental… A son arrivée aux commandes d’Armor, la direction de la PME de ce site nantais, spécialisé dans la production de films encrés, a tout remis à plat. Avec un objectif : réduire le nombre d’accidents du travail. Sous l’impulsion du nouveau management, leur nombre a chuté de 101 à quatre en huit ans ! Un résultat époustouflant qui s’est opéré en imposant des mesures parfois aussi simples que le port des gants. « Après avoir analysé les causes des accidents, nous nous étions rendus compte que beaucoup étaient dus à des coupures de cutters », explique Christophe Derennes, le directeur pôle compétences Industriel transfert thermique du groupe Armor. L’action a porté ses fruits puisque ce type d’accident ne se produit plus.

 

 

 

 

 

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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 17:29

PARIS — "Il n'y a pas de solution miracle" face aux troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent de nombreux salariés, mais les employeurs doivent s'en préoccuper pour éviter la "faute inexcusable", explique Lionel Groléas, inspecteur du travail, dans un entretien à l'AFP.

 

Les TMS, qui entraînent douleurs articulaires et gêne fonctionnelle, représentent actuellement "80% des maladies professionnelles reconnues", et "par la force des choses" les employeurs sont obligés d'en prendre conscience, affirme cet inspecteur du travail de l'Isère.

Face à l'augmentation constante de ces pathologies (+18% par an depuis 10 ans), le gouvernement français a lancé une campagne de sensibilisation pour tenter de stabiliser ce chiffre d'ici quatre ans.

Les TMS les plus courants sont le syndrome du canal carpien, qui affecte le poignet, les tendinites de l'épaule et du coude, les lombalgies.

Mais "il n'y a pas de solution miracle", explique M. Groléas: "on ne peut pas traiter les TMS de la même façon que les autres risques que l'on rencontre normalement dans les entreprises".

Car comme l'amiante, c'est une pathologie "à effet différé". Et même si on n'en meurt pas, les TMS peuvent entraîner des invalidités permanentes.

De plus leurs causes sont multiples. "Ce n'est pas simplement le fait de soulever des charges qui génère les TMS, de nombreux facteurs peuvent les provoquer", insiste-t-il, citant le stress, l'organisation du travail, l'ergonomie du poste de travail, la manutention, la température, le bruit ou encore l'espace de travail.

Sans compter le vieillissement de la population et l'intensification de la productivité, des "terreaux pour le développement de cette pathologie".

 

"Les employeur doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas résoudre la problématique des TMS par une seule action", insiste l'inspecteur du travail, qui les incite à mettre en oeuvre une "démarche de prévention".

Pour cela, il se rend sur le terrain, contrôle les postes de travail, regarde le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles.

 

"L'employeur doit prendre conscience que c'est dans son intérêt, pour la santé des salariés et parce que cela a un coût économique", explique-t-il en rappelant qu'en 2008, "8,4 millions de journée de travail ont été perdues à cause des TMS".

Son "meilleur allié", c'est la jurisprudence d'une condamnation pour "faute inexcusable", qui "fait plus peur à un employeur qu'un hypothétique PV transmis au procureur de la République".

Le code du travail oblige en effet l'entreprise à assurer la santé physique et mentale de ses salariés, avec une obligation de résultats.

En février, la cour d'appel de Grenoble a ainsi reconnu la "faute inexcusable" d'une entreprise de prêt-à-porter, qui n'avait pas pris de mesures suffisantes pour empêcher qu'un de ses salariés, obligé de travailler les bras en l'air, ne développe un TMS à l'épaule.

Parmi les bons élèves, M. Groléas cite un "grand groupe" de logistique de son département, qui lors de son déménagement, "a réfléchi en amont aux TMS pour mettre en place ses équipements de production et de manutention. Il n'a pas pensé qu'à la productivité, mais aussi à comment limiter la pénibilité et augmenter la compétence professionnelle de ses salariés".

Car "l'intérêt psychologique du travail est aussi facteur de TMS". Si vous vous n'avez pas l'impression d'être utile dans votre emploi, ça peut générer un stress, qui peut entraîner des TMS", explique-t-il.

 
   

 

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